#23 – Eze l’imprévu

Je suis parti aujourd’hui pour me faire plaisir tranquillement le long du bord de mer. Direction Villefranche pour changer du traditionnel aller-retour vers Saint-Laurent. J’ai très rapidement vécu un enfer en commençant par le nombre de piétons incalculable sur la piste cyclable de la promenade. Ce qui est d’entendre des piétons marchant sur la piste cyclable vociférant à l’encontre de ces satanés cyclistes qui pourraient rouler sur la route … mais bon ce n’est pas nouveau (article ici).

Puis c’est le moment d’entamer la basse corniche. Quelques voitures … de nombreuses voitures … des tas de voitures … en fait cette route en été est juste noire de monde. Alors en vélo ça roule encore à peu près, mais il n’y a aucun plaisir. Je décide de bifurquer pour faire le tour du Cap-Ferrat. Il n’y a en effet pas grand monde sur le tour du cap. Tout le monde étant en train d’essayer d’aller à la plage. Le tour vite effectué, je me retrouve de nouveau sur cette satanée route du bord de mer. Dépité, je prends donc le chemin menant à la moyenne corniche.

Le parcours initialement prévu été plat en mode repos (demain une petite balade à vélo est prévue et je vais avoir besoin de mes jambes pour suivre le beau-frère). Tout vient de changer. Ca grimpe. J’en profite pour tester un de ces gels énergétiques achetés à décathlon (erf que c’est sucré …). Arrivé à la moyenne corniche (j’abrège, car la montée fut quand même un peu longue), je croise le panneau m’indiquant Eze d’un côté et Nice de l’autre. La tentation, le mal est là devant moi ! Rapidement je prends la direction Eze (je ne parle pas encore du col, mais seulement du village). Et puis 200m plus loin, la pancarte « Grande Corniche » me fait face. Mes jambes sont encore en état (à cet instant) et je me dis qu’il vaut mieux monter quitte à redescendre au milieu que de ne pas tenter.

La Grande Corniche est finalement sous mes roues et une nouvelle fois, à la manière d’un livre dont vous êtes le héros la question se pose :

  • À droite : Eze – Le col (4.5km)
  • À gauche : Nice

La tentation est grande et l’indication des 4.5km aura raison de moi. 4.5 ce n’est pas tant que ça. Et puis j’ai toujours le droit de redescendre avant le sommet. Le droit oui, je l’ai. Mais je ne vais pas abandonner si près du but ! Alors c’est au mental que j’ai fini l’ascension. J’avoue avoir souffert (j’ai maudit ma transmission compacte à deux plateaux), mais j’y suis arrivé. Je prends la photo et redescends aussi tôt.

Arrivé au Col d'Eze
Arrivé au Col d’Eze

Arrivé au pied de la grande corniche, je me retrouve à Nice, au milieu des voitures. Je bifurque à la première occasion vers Cimiez en pensant qu’il y aurait moins de monde. J’avais vu juste. Par contre j’avais un peu oublié qu’on parle de la « colline de Cimiez ». Je suis donc reparti pour grimper un petit peu. Voyant le compteur défiler et la maison se rapprocher, je décide de faire un petit aller-retour au-dessus de l’arrivée histoire de marquer les 50km et ne pas m’arrêter à 48 …

Chiffre final : 50.04 ! je peux enfin aller m’étirer un peu, prendre une douche et m’affaler sur le canapé !

Demain risque d’être très dur pour les jambes !

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